
Écrire est un exercice créatif, mais faut-il une source d'inspiration particulière, ou mieux encore une Muse ?
Tout dépend...
Je reste convaincu que l'on peut écrire tout sur tout, mais en fonction du contexte, l'effort à fournir sera différent.
En effet, il est possible d'écrire sur tout ou rien, sur la forme des nuages, sur cette jolie fleur bleue aperçue au pied de ce bosquet, sur le bruit de la plume sur le papier, sur le coucher de soleil chaleureux de cette fin de journée d'été ou encore sur la tête folle du chat qui joue avec le stylo. L'écriture est alors descriptive, sensorielle, contemplative. Elle est une gymnastique de l'esprit, qui pratique la recherche du mot, la construction de la tournure, l'affinage de l'esthétique. A l'image du peintre, l'auteur cherche ici à dresser un tableau et le partager à son public, en essayant de reproduire une ambiance qu'il a lui même perçue, en essayant, par l'art de la plume, d'inclure son auditoire à sa vision.
Quand une source d'inspiration particulière, ou une Muse, entre en jeu, l'exercice devient différent. Il ne s'agit plus d'une gymnastique, mais de l'expression de sentiments. L'effort technique laisse alors place à une rivière expressive, un flot des pensées. Ce n'est plus une recherche de mots mais une sélection dans un foisonnement émotionnel.
C'est alors que le texte prend un objectif différent, car il n'est plus question de montrer un tableau, mais de transmettre un message, un signal, une pensée, un sentiment, que l'on empaquète avec soin dans un joli écrin de mots.
L'intention s'est déplacée, le partage devient alors offrande.
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