
Le jour baisse, le soleil l'abandonne,
De retour au bercail l'âme en dérive,
Le vide à mes oreilles bourdonne
Dans l'heure calme, sombre et furtive.
Avec gourmandise et délicatesse je l'ouvre,
Un geste satisfaisant, promesse d'ivresse,
Car avec l'ami Piano je vais pouvoir découdre
L'épais fil d'un jour fade et sans liesse.
Une touche, puis une autre pour commencer,
Une deuxième, une troisième, pour s'échauffer,
Les notes et les harmonies se mettent à danser
Le corps est détendu, les doigts sont déliés.
Alors l'ivresse attendue est là, gagne du terrain,
Les mélodies se suivent et se déchainent,
Les émotions foisonnent et vont bon train,
L'âme virevolte avec les notes à en perdre haleine.
Touches blanches ou noires, ces belles mécaniques,
Offrent à qui les caresse une saine thérapeutique,
Chassant tous les maux ramenés en clique
Par nos tribulations quotidiennes et systématiques.
La musique offre à l'âme ce lit doux
Où elle retrouve le chemin des sentiments,
Où elle redécouvre tous ces sédiments
Qui sont (peut-être ?) la source de l'amour en nous.
Commentaires
J'ai beaucoup aimé e texte car on y ressent toute la passion du musicien qui en son instrument trouve l'apaisement pour se connecter à son âme. J'aurais aimé y lire ce qui m'inspire. Mais peut être vous nous ferez le plaisir, de le découvrir, dans une de vos prochaines publications Sibelius 🤗